Treize documents
du XVIIIe siècle, et deux Lettres ....
En 2019, la famille Monvoisin faisait don des notes, archives ,documents, revues, ouvrages que Jean-Louis Monvoisin avaient rassemblé et exploité durant une partie de sa vie afin de faire revivre la marine, la construction navale en bois, les marins de Montoir au cours des derniers siècles.
Cette année 2025, quinze documents supplémentaires viennent compléter les plus de 80 du XVIIIe siècle qui avaient été donnés précédemment par la famille Monvoisin. La liste complète figure sur le site du musée.
Jean Louis Monvoisin
Néanmoins, quelques éléments issus de ce don sont ci-dessous présentés pour montrer leur intérêt et permettre de mieux approcher certains éléments de la vie au XVIIIe siècle, en France.
Parmi ces quinze nouveaux documents figure un inventaire imprimé, celui de la vente de la frégate La Cérès de Nantes d’environ 110 tonneaux, armée de douze canons, âgée de cinq ans et de fabrication française. Il est précisé qu’elle est à quai, quai de la Machine (une partie de l’actuel quai de la Fosse à Nantes). Au dos du document figure à la plume la date du 21 juillet 1719.
Une description sommaire des équipements et objets se trouvant sur le navire figure sur cet inventaire. Sans en faire la liste exhaustive, quelques éléments sont à noter.
Parmi le matériel du charpentier se trouvent : « Une chaudière à bray avec sa cuiller, 5 calfats & 2 meules, vingt futailles à eau cerclées de fer contenant 30 à 36 barriques, le coffre de chirurgie avec ses ustensiles venant de mer en l’état qu’il est. » La charpentier faisait-il également office de chirurgien ?
A l’avant du navire une première cuisine, « dans la chambre deux cabanes, bancs & armoires tenant au bâtiment avec une table & son soupirail & deux muës à poule », c’est-à-dire deux cages à poule. A la rubrique cuisine, celle des officiers, indépendamment des chaudières et divers ustensiles, sont notés 17 assiettes, 2 plats bassins, trois plats, une masarine , une salière, 2 écuelles, deux gobelets d’étain, une pinte, une chopine dito, neuf fourchettes d’acier, six couteaux de table, deux chandeliers de cuivre, 32 serviettes, 7 nappes, un gril. » Pour les serviettes et nappes, on peut supposer que leur lessive n’était guère aisée durant le voyage, d’où leur nombre.
Les autres documents sont :
Un laissez-passer sanitaire émis en juin 1712, par les autorités du port d’Amsterdam, pour un tonneau de 50 galons de vin doré. Le document, en latin indique, que la marchandise est exempte de peste et autres maladies contagieuses.
Cinq « permis de passer en France » depuis la Martinique, la Guadeloupe ou Saint-Domingue (Haïti). Celui qui peux retenir le plus l’attention est sans doute le permis émis le 23 juin 1750, par le Comte de Conflans, gouverneur, lieutenant général des îles françaises de l’Amérique sous le vent. Ce dernier autorise M. Vince, capitaine du navire de Nantes La Duchesse à « emmener en France, les deux filles naturelles de M. Delaville, Catherine et Claudine, toutes deux en bas âge, pour leur faire donner une éducation convenable. » Le navire quittera Port-au-Prince le 7 juillet 1750. La famille Delaville, d’origine nantaise, possédait l'habitation Delaville, exploitation caféière au quartier de Plaisance, paroisse du Petit Trou, dans la partie sud de Haïti.
Trois « laisser passer » pour rentrer chez eux octroyés à des marins ayant fini leur temps au service du roi : il s’agit de Antoine Fraboulet, second lieutenant (Hennebont), Charles le Bas et Louis Bandeau, matelots (Nantes) et François Banier, matelot (Indre, près de Nantes)
Une ordonnance du roi du 15 juillet 1738, document imprimé, « qui prolonge pour six années, à compter du 4 avril 1737 l’exemption accordée aux navires marchands destinés pour la Louisiane d’y porter des engagés & fusils. »
Deux lettres (1747 pour l’une, 1748 pour l’autre) de demande aux autorités maritimes
Les deux derniers documents n’ont pas relation directe avec la période de la marine en bois du Brivet. Il s’agit d’une lettre manuscrite du 28 mais 1891 du chef du sémaphore de la pointe Saint-Gildas au député de Loire-Inférieure Charles-Ange Laisant. et un connaissement (19 avril 1910) pour le transport de 9 fûts de vin, 6438 litres, sur les lignes régulières Bordeaux-Nantes de steamers de la maison Worms.
Tous ces documents sont consultables sur demande au musée de la Marine en Bois du Brivet dans le cadre du Centre de Ressource Jean Louis Monvoisin
Professions d'antan : Perceur de
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